Je connais pas tout, mais j’en connais sur un peu tout ou presque!

Avez-vous parfois l’impression, en tant que différent(e), au niveau professionnel ou autre, que vous en savez un peu sur tout, mais n’excellez dans rien en particulier? Je m’explique. Le travail, et la vie en général, a toujours été pour moi comme un buffet. Je prends ce dont j’ai besoin et envie. Les apprentissages qui me feront grandir en tant qu’humaine et professionnelle. Une humaine avec ses qualités et ses imperfections.

Le pratique plutôt que le théorique.

Si par exemple j’applique sur un poste qui demande de travailler avec la clientèle X. Je suis capable et consciente de mon niveau de travail. Je connais mon résultat. Mais quand on me demande le plan de match, la ligne directrice que je vais appliquer avec ces clients. J’en suis incapable de le détailler étape par étape le procéder. Je le fais par instinct et bienveillance pour les gens que j’aide. Je ne me pose pas nécessairement la question à savoir mon retour de la qualité du service reçu avec le graphique qui vient avec.

Je me place dans les souliers des gens en me demandant ce que j’aimerais recevoir comme service un point c’est tout! Mais de là à en faire une thèse… Très peu pour moi. 

Vous et moi sommes des humains, avec nos variables à nous et nos différences, notre unicité. Comment peut-on calculer qu’une personne avec un profil X réagit de telle ou telle façon? Même les psychologues et psychiatres étudient encore les comportements humains et se contredisent entre eux.

Chacun sa niche.

Souvent quand j’entends parler quelqu’un qui est touche-à-tout au travail, il ou elle se retrouve le bec à l’eau quand vient le temps de chercher un emploi. Chercher un emploi, c’est trouver une niche et l’exploiter à son maximum. Se spécialiser dans un domaine précis et parfois même pointu.

Je ne sais pas pour vous, mais moi j’ai toujours fait un peu de tout. J’ai souvent porté plusieurs chapeaux à la fois. J’aime la diversité dans mon travail. Faire quelque chose de répétitif me tue. Je me demande pourquoi, encore aujourd’hui ça fonctionne de cette façon. Pourquoi on fonctionne encore à l’ancienne où l’ont trouvait le forgeron du village, le croque-mort ou l’enseignante. Même l’idiot du village avait sont propre rôle, il ne fallait pas qu’il se montre trop intelligent pour ne pas déroger de son métier de cloche. S’aurait été certainement mal vue.

Une force.

Je trouve qu’une personne qui touche un peu à tout est une force dans une équipe. C’est la personne curieuse qui fait preuve de motivation quand vient le temps d’apprendre une nouvelle tâche. C’est celle qui a besoin de défi pour avancer. Je suis cette personne, comme bien d’autres, qui a besoin d’apprendre constamment. Les recruteurs et gestionnaires devraient voir ça comme un plus plutôt qu’une faiblesse. C’est la personne qui va vous pousser à diversifier votre vision dans l’entreprise. Qui va s’attarder du point A au point Z, de la production, par exemple, jusqu’au service client.

Est-ce que les patrons de ces entreprises sont prêts? Prêts à voir cet « énergumène » dans sa compagnie? Les gens se disent souvent ouverts à la diversité, mais peu le sont quand on parle de vie professionnelle. Beaucoup de patrons d’entreprises ne s’attardent même pas à un CV diversifié. Ils préfèrent de loin la personne avec un bagage étoffé dans un domaine très précis. Comme si c’était pour eux un gage de réussite à coup sûr, quelqu’un qui sera là pour des dizaines d’années. Pourtant ça n’empêche la rétention d’employés et le taux de roulement ne s’améliore pas vraiment d’année en année.

Entrepreneurs différents recherchés.

J’aimerais, pour donner suite à cet article, parler avec des entrepreneurs différents. Ceux qui s’entourent de gens différents et qui ne se limitent pas aux CV reçus et qui voient bien au-delà du bout de papier, un humain avec plein de ressources et de diversités.

Vous en connaissez?

Mel 

Vous avez aimé cet article? N’hésitez pas à le partager!!

crédit: picjumbo

 

Combien de temps pour se relever d’un échec?

Avez-vous peur de ne pas être capable de vous relever après un coup dur? Ou de ne pas en avoir la force? Combien de temps devrait durer le moment entre le coup et celui où l’on se relève?

J’ai souvent l’impression en lisant ces livres de développement et de croissance personnelle ou en regardant les vidéos de coachs, que ça se fait dans un temps record. Que ces personnes qui écrivent et racontent leurs histoires afin de nous révéler le secret, leur recette, ont compris bien des choses que la majorité des gens, comme moi, n’arrivent pas à saisir. Quand ils tombent, ils se relèvent aussitôt comme s’ils avaient des ressorts sous les pieds. Comment font-ils?

La pression de réussir.

La plupart d’entre nous se mettent une pression. Celle de réussir. Réussir à se relever. Réussir à ne pas échouer. Réussir à rester debout, comme ces gourous modernes. On veut réussir dans tout. Souvenons-nous à l’école quand venait le temps des bulletins scolaires. On se croisait les doigts pour avoir les notes qu’on souhaitait tant. Pour certains c’était la note de passage, d’autres la moyenne et pour quelques-uns c’était le 100 %. On stressait pour quoi? Pour passer notre année scolaire? Non, pas toujours. Mais toujours pour garder la face!

Personne ne veut perdre. Personne ne veut échouer. Tout le monde veut gagner! Je ne connais personne qui se dit; « Moi je veux absolument perdre » ou encore « Me semble que ça fait longtemps que je n’ai pas eu d’échec, ça ferait différent que de toujours réussir! » Personne ne dit ça! Pourquoi? Parce que personne ne veut se voir en perdant. Personne.

Perdre c’est le risque de se voir rejeté. Par qui? Par ceux qu’on aime. Par ceux qu’on apprécie, ceux qu’on admire. Personnellement ou professionnellement.

Depuis toujours, l’humain ne veut pas faire ou être différent des autres, de peur d’être rejeté. C’est une question de survie. Survivre en société. Repensez à quand vous étiez avec vos premiers amis. S’ils disaient blanc, vous disiez blanc et s’ils disaient bleu, vous les suiviez. Qu’en était-il de celui ou celle qui ne disait pas comme les autres? Exclus sur le champ! Il fallait faire quoi pour revenir dans ce groupe et continuer à avoir une vie sociale? Dire comme les autres!

Réussir son réseau social.

Alors, si on revient à la peur d’échouer. On nous démontre par les réseaux sociaux, par exemple, une vie parfaite ou presque. Une vie où les voyages sont mis de l’avant, la belle robe avec les beaux souliers. Le beau chum ou la belle blonde. La maison digne des plus belles revues de décorations. Les enfants parfaits qui ne font pas de bêtise, à moins que ce soit mignon et drôle. L’assiette de yogourt, granola et p’tits fruits en photo avec le #foodporn.

On a un bouton qui nous pousse en plein front? Pas de problème! Les retouches photo existent! Et grâce à ce bidule, nous paraissons parfait en tout temps. Génial! Heu… Non. Pas génial. Pas génial parce que plus personne n’apparaît sous son vrai jour. Tout le monde mange bien, fait du sport et a une vie de famille et sociale parfaite. Personne ne va mal et si c’est le cas, c’est la pire des injustices qui leur est arrivée et ils en sont la victime.

Personne ne dit qu’il a échoué ou perdu. Ça ne paraîtrait pas bien sur leur fil Facebook et serait probablement mis à l’écart peu à peu de leurs « amis ».

Des leçons de vies.

Donc si échouer est mal vu en société, comment, alors, on pourrait l’intégrer pour que ça reste beau aux yeux de tous?  Disons simplement que c’est, des leçons de vie! Ça passe mieux de dire « J’ai appris » que de dire « Je me suis planté ». Pourtant les deux se disent, ce n’est qu’une question de perception. Je ne vous mentirai pas, je dis moi-même « J’ai appris ». Pour faire beau? Non. Parce que pour moi, ce sont des mots qui résonnent, c’est plus inspirant. C’est ma tape dans le dos que je me donne. Je suis aussi capable de savoir que je me suis planté.

Je tends à prendre le temps d’encaisser le choc et après j’apprends la leçon. Et savez-vous quoi? Plus je vieillis et plus je me dis que ça prendra le temps que ça prendra. Même si je suis encore et souvent impatiente. J’ai hâte que les choses s’arrangent. Je ne reste pas là à attendre non plus. Je me retrousse les manches et y mets l’effort qu’il faut.

Plus je rédige ce billet et plus je me rends compte que je n’ai pas les réponses. Je sais que je ne répondrai pas à ma question de départ, à savoir combien de temps ça prend pour se relever après un échec. Peut-être qu’il n’y en a pas? Peut-être que c’est personnel à chacun? Arrêtons de nous mettre la pression à réussir à tout prix. Quitte à nous oublier, au profit du paraître. Vivez ce que vous avez à vivre et ne vous en faites pas avec ce que les autres pensent. Ça ne regarde que vous. 🙂

Et vous, avez-vous déjà vécu un échec difficile à surmonter?

Mel ♥

Vous avez aimé cet article? N’hésitez pas à le partager!

 

photo: Adobe Spark

Journée internationale des droits des femmes. Encore d’actualité?

Poser la question, c’est y répondre. Se demander si avoir une journée dédiée aux droits des femmes est encore d’actualité, aussi. Au début de la journée, je me demandais. Mais pourquoi une journée pour les femmes? Et avec du recul, je me suis rappelé tout le chemin fait par les femmes qui m’ont précédée. Même si j’affirme être féministe, je me suis quand même demandé si c’était encore utile. La réponse ne s’est pas fait attendre. Je me suis dit qu’il ne faillait pas que nos droits reculent et je devais le respect qu’elles méritent, à ces pionnières.

Au Québec, on a eu des modèles exceptionnels, qu’on prenne Janette Bertrand par exemple. Une femme qui a su parler franchement de tabous et de préjugés. Tout au long de sa vie et encore active aujourd’hui, elle sait se faire entendre de par ses écrits ou ses prises de paroles affirmées. Thérèse Casgrain, femme politique, qui a été l’une des militantes qui pendant des années et des années ont tout fait pour que les femmes aient accès au droit de vote. Rappelons-nous que ce n’est qu’en 1940 que les femmes ont eu accès à l’isoloir. Nous avons été la dernière province à donner le droit de vote aux femmes!! Ce n’est pas si lointain, quelques décennies à peine.

Quand on prend notre droit de vote, les jours d’élections, on ne se pose même plus la question. On vote, c’est tout. Comme si ça nous était dû. Et pourtant des femmes se sont battues pour que nous ayons ce privilège, qui dans certains pays, des femmes n’ont toujours pas ce droit.  

Pauline Marois, première femme Première Ministre du Québec en 2012. Que l’on soit d’accord ou non avec ses politiques ça n’importe pas ici. Mon point est qu’il aura fallu combien de temps pour qu’on y élise une femme? C’est un grand pas qu’elle a fait. Aujourd’hui, des jeunes filles peuvent rêver de devenir Première Ministre quand elles seront grandes.

Je pourrais continuer à citer des exemples où ces femmes remarquables ont eu à faire avancer les choses. Elles le faisaient, ou le font encore aujourd’hui, probablement pour elles-mêmes, mais aussi pour les générations futures. Celles dont je fais partie aujourd’hui. C’est à mon tour de continuer à faire valoir mes droits et celles des autres femmes des générations futures d’ici et d’ailleurs.

Arrêtons de faire l’autruche les 364 autres jours de l’année et essayons donc de faire que cette différence-là en soit une positive. Qu’on soit un homme ou une femme, ça n’a pas d’importance. Ce qui est important, c’est le respect de ces deux sexes et entre ces deux sexes.

À ces femmes qui nous ont précédées et celles qui continuent ce travail titanesque, je leur dois le respect.

Mel

Vous avez aimé cet article? N’hésitez pas à partager!

La règle de 3, vous connaissez?

J’ai entendu, une fois, cette règle et ça m’est resté en tête depuis. C’est Jean-Louis Millette, ce grand comédien qui a marqué l’imaginaire de plusieurs et l’un des fondateurs du mythique Quat’sous de Montréal. Je ne sais pas si c’est lui qui l’a inventé, mais peu importe, c’est de lui que je l’ai entendu et je trouve ça drôlement pratique quand vient le temps de prendre une décision professionnelle.

1• Est-ce que je vais aimer les gens avec qui je vais travailler ? 

Imaginez que vous êtes avec des personnes qui ne rejoignent pas votre façon de penser ou plutôt vos valeurs. Ça risque d’être long. Non? Que ce soit un contrat de quelques mois ou un emploi à temps plein, il faut penser à ça. Quelques mois, ça peut, peut-être aller, mais si c’est pour les prochaines années…vaudrait probablement mieux regarder ailleurs. Alors, croyez-vous être capable de mettre cet aspect de côté? Ou c’est non négociable?

2• Est-ce que j’apprends quelque chose ?

Travailler, c’est bien, mais comme dirait l’autre, apprendre c’est mieux. Si votre souhait est de relever des défis professionnels tout en exploitant vos connaissances, alors ce point mérite réflexion.  On a tous été dans un emploi où les tâches étaient si faciles qu’après seulement 2 jours, on commençait déjà à regarder l’horloge avec l’impression qu’au lieu d’avancer, elle reculait… Hé oui! Quand c’est trop facile, ça peut être long longtemps. Mais encore là, si c’est que pour quelques mois de contrat, ça peut toujours passer pour certains.

3• Est-ce que ça paie ?
Le troisième point et non le moindre. Est-ce que c’est payant? Au Québec, on a la fâcheuse habitude de dire qu’on est né pour un petit pain. Que l’argent doit être difficile à gagner. On a, avouons-le, une relation amour-haine avec l’argent. On aime gagner de l’argent à la loterie, mais de travailler et d’en faire… ça, c’est une autre chose. Comme si on ne le méritait pas. Je ne parle pas d’un salaire à 6 chiffres obligatoirement, ici. À chacun, son montant selon ce qu’il souhaite et ce dont il a besoin pour vivre et être capable de s’en mettre de côté.

Et après?

Après avoir fait le bilan du contrat proposé, on devrait regarder le nombre de points qu’on a. Si c’est 1 sur 3…Je ne crois pas que vous pourrez vous épanouir dans ce travail. Mais c’est vous qui choisissez en fin de compte. Selon moi,  ce contrat va vous faire faire plus d’urticaire qu’autre chose.

S’il y a 2 points sur 3. D’avoir une bonne paie et des collègues géniaux, mais que ça implique que vous n’apprendrez peut-être pas autant que vous l’auriez souhaité. Ou que l’ambiance est bonne et vous apprenez quelque chose de ce travail, mais le salaire n’y est pas aussi bon que vous le voudriez. Posez-vous la question. Est-ce que ça va me faire évoluer? Réfléchissez-y et acceptez, si vous le sentez.

Et bien sûr, 3 sur 3 c’est le jackpot! L’ambiance, les collègues, le salaire, l’apprentissage, tout y est! Est-ce que j’ai besoin de vous dire d’accepter? Je pense que ça va de soi. Vous n’avez plus de questions à vous poser. C’est le contrat qui vous fait vibrer.

Simpliste, cette méthode?

Oui, peut-être que ça peut sembler simpliste, mais je fais ce même exercice depuis des années et je dois dire que lorsque j’ignore ces règles, il y a toujours quelque chose qui cloche. Ça ne fonctionne pas. Quand je dresse ma liste et que je suis la règle de 3, je me sens à ma place et c’est là que je m’épanouis le plus.

Alors, qu’en pensez-vous de cette règle de 3? J’ai envie de vous lire à ce sujet. L’avez-vous déjà testé? Avez-vous une autre méthode pour prendre vos décisions?

Mel 

 Vous avez aimé cet article? N’hésitez pas à partager!

 

photo: picjumbo.com

Quand la santé mentale s’invite au travail

Que feriez-vous si demain matin, votre médecin vous diagnostiquait être en dépression? Comment le feriez-vous savoir à votre employeur? Auriez-vous peur de la réaction de vos collègues? Auriez-vous peur d’être remercié? Qu’on rit de vous? Qu’on vous ridiculise? Toutes ces questions font qu’en y pensant bien, il reste encore bien des tabous et des préjugés autour de la santé mentale.

Dans un milieu de travail toujours de plus en plus compétitif où les gens ont peur d’échouer, de perdre leur emploi pour toutes sortes de raisons, sociales ou économiques. Si en plus de ces craintes que bon nombre de salariés vivent on y ajoutait une dépression, de la bipolarité ou encore de l’anxiété? Vous imaginez ce cocktail d’effets sur une personne?

Je prends souvent en exemple quelqu’un qui se fait une foulure à la cheville. Est-ce que vous auriez honte ou peur de le dire aux gens que vous côtoyez au travail? Je ne pense pas. Pourquoi? À mon avis c’est parce que ça se voit. On voit une blessure? C’est assurément vrai! On croit ce que l’on voit. Ce qu’on ne voit pas, on l’ignore, on pense que c’est un mal imaginaire voire un manque d’attention.

Moi, en dépression? Non! C’est de l’épuisement professionnel.

La dépression, comme tout autre trouble de santé mentale n’est pas glamour. Quoi qu’il semble être plus glorifié de dire qu’on vit un burn-out ou un épuisement professionnel plutôt qu’une dépression…. On a l’impression que les gens ont tellement travaillé qu’ils méritent bien un épuisement après tout! Tout est question de perspectives…

Y faire face seul.

Quand quelqu’un vit une dépression, les types de commentaires qu’il entend le plus c’est : « Prend une semaine de vacances et après ça va aller mieux. » Ou encore : « Repose-toi en fin de semaine pour nous revenir en forme lundi. » Je pourrais en citer d’autres phrases comme celles-là, mais ça ne servirait à rien. De la même manière que ce genre de phrases, dans la vie réelle.

Dans la vie réelle, si on prend la dépression par exemple, ce qui compte c’est que notre entourage ne nous laisse pas tomber. Il arrive régulièrement que les gens sur qui l’on compte et qui comptent pour nous s’éloignent. Non pas, parce qu’ils ne nous aiment pas ou plus. Parce qu’ils ne savent pas quoi faire, souvent par manque d’informations. 

Se retrouver seul ou presque, face à la maladie demande un sacré courage. Juste à penser à trouver les ressources médicales qui peuvent nous aider demande une dose d’énergie impensable quand on a la tête et les pensées engourdies. De plus, les spécialistes en santé mentale comme un psychologue ou un psychiatre sont très souvent dispendieux et notre revenu est souvent diminué parce qu’on est en arrêt de travail. À mon avis, ces services devraient être essentiels et disponibles pour tous. D’avoir à se relever pour « guérir » j’utilise guérir entre guillemets parce que je pense qu’on ne fait que contrôler la maladie mentale et qu’on reste toujours à l’affût des premiers signes avant-coureurs. Par peur que ça revienne. Et, oui, ça arrive que ça revienne, il ne faut pas se le cacher. Reste que lorsque l’on a la chance d’être bien entouré et suivi, on met sa santé de notre côté, je crois.

Enfin, on en parle!

Avec la campagne, Bell cause pour la cause le 25 janvier prochain, on met la santé mentale en avant plan au moins une fois cette année. Qu’on soit pour ou contre ce mouvement et les intentions derrière, je ne suis pas là pour faire le procès de cette campagne, je suis là simplement pour remarquer que depuis quelques années on parle enfin de la santé mentale. C’est sur ce point positif que je m’accroche. J’ai remarqué aussi que le nombre de porte-paroles augmente d’année en année. Au début, en 2011, il n’y en avait que trois, Clara Hugues, Stefie Shock et Michel Mpambara. En 2017, on en compte maintenant cinq en plus de tous les ambassadeurs et partenaires.

Donc, aujourd’hui, qu’une entreprise comme Bell avec la visibilité qu’on lui connaît, prennent les moyens pour sensibiliser, parler et tente d’enlever les stigmates qui entourent la santé mentale, je lève mon chapeau!

Mel 

Vous avez aimé cet article? N’hésitez pas à partager!

Quand la différence au travail mène à l’exclusion

Bonne année 2017! Je vous souhaite qu’elle soit à votre image et différente. Qu’elle vous permette de vous faire confiance dans tout ce que vous entreprendrez. Et pour la communauté des différents, je nous souhaite de nous accepter tel que nous sommes, avec nos différences 😉

Plusieurs ont eu un long congé pendant la période des fêtes et c’est la tête remplie de résolutions et d’objectifs qu’on décide d’entreprendre l’année de notre vie. Jusqu’à ce qu’on se rappelle qu’il faudra retourner au boulot tôt ou tard. Avec toute la bonne volonté, les phrases positives ou les mantras qu’on se répète, reste que ça peut nous terrifier si on est dans la mire d’un collègue intimidateur.

ÊTRE DIFFÉRENT AU TRAVAIL OU RENTRER DANS LES RANGS?

Être différent au travail n’est pas toujours évident. Que ce soit par notre façon de faire, notre façon de raisonner et réagir face à une situation, par notre style vestimentaire ou même par notre zénitude (garder son calme devant une personne qui le gère mal, oui, ça peut faire des flammèches!!) Être différent dans la vie ça peut passer, mais l’être au travail, c’est autre chose. Quand on pense au conformisme du monde professionnel, on s’imagine mal être soi-même dans ce contexte. À l’école, on nous apprenait dès un très jeune âge à nous placer en rang, ne pas parler, ne pas déranger ses compagnons de classe, d’avoir des bonnes notes, de lever la main pour parler et attendre qu’on nous accorde le droit de poser notre question, etc. Et à l’âge adulte, ça nous suit jusqu’au bureau. Oui, il y a dans tout ça l’apprentissage de la notion de respect, mais qu’en est-il du respect de l’individualité?

LA DIFFÉRENCE A UN PRIX.

Elle a un prix? Oui. Parce qu’on n’est pas « comme les autres ». On détonne de la masse. Hé oui! Même par notre façon de désirer rester intègre et honnête à ce que nous sommes peut nous causer des ennuis. La manière la plus fréquente de payer de notre individualité est de se faire isoler du groupe. Il y a plusieurs façons d’être exclu et le milieu du travail use bien de son imagination pour le faire. Faire un dîner à l’extérieur du bureau et ne pas être invité. Se faire ignorer ou ridiculiser quand on prend la parole dans une réunion.

Souvent, des gens  m’ont raconté à quel point c’était difficile pour eux d’être inclus dans le groupe de travail. Parce qu’ils sont asociaux? Non. Simplement parce qu’ils dérangeaient en étant eux-mêmes. Parce que de jouer la « game » du bureau, ça ne leur tentait pas. Tout simplement. Mais c’est souvent ça qui fait qu’un jour, l’exclusion peut commencer.

 

LES RÉPERCUSSIONS DE L’ISOLEMENT.

Selon une étude de la Sauder School of Business de l’Université de la Colombie-Britannique, la productivité et le sentiment d’appartenance envers l’entreprise en sont grandement diminués. La santé physique et mentale est également touchée. Il est difficile de se couper de cette situation une fois rendue à la maison. L’intimidation ou l’exclusion ont des effets pervers et prennent une grande place dans notre tête. Comme me disait une amie: « Ce sont des locataires dans notre tête qui ne paient pas de loyer, il faut les mettre à la porte. » On essaie de virer la situation dans tous les sens en espérant que ça cesse. On tente de rester poli pour ne pas choquer cette personne qui nous a pris en grippe, mais malheureusement ça ne fonctionne pas ou pas très longtemps parce qu’elle finit toujours par trouver notre point faible. Tout ce qu’on fait et même quand on fait comme elle demande, ce n’est jamais correct. Jamais!

 

RESTER SOI-MÊME ET EN PARLER.

Ça ne sert à rien de faire semblant que tout est correct ou d’essayer de calmer le jeu seul. Il faut en parler et dénoncer. Un point c’est tout! Regardez, si à votre travail il existe des ressources, des gens qui sont neutres dans cette situation. Parce que selon moi, le but de travailler, c’est d’exploiter nos forces et nos talents, afin de faire grandir une entreprise en équipe et d’avoir un salaire en retour. Mais c’est surtout de rester nous-mêmes en faisant ce qu’on aime et réussir à s’épanouir professionnellement. Pas d’y laisser notre santé psychologique et physique.

Et vous, quelle est votre façon de réagir à ces situations?

Mel

Vous avez aimé cet article? N’hésitez pas à partager!

 

photo: picjumbo.com

Je suis féministe! Et après?

Tous les 6 décembre, un an s’ajoute, depuis les événements de la Polytechnique en 1989. Chaque année, nous nous disons que des crimes envers les femmes (parce qu’elles sont des femmes) ne devraient plus se produire. 27 ans plus tard ça existe encore. Comment expliquer ça? Je me le demande encore. Pourquoi sommes-nous punies? Parce que nous sommes des femmes? L’égalité des sexes n’est malheureusement pas encore atteinte.

Le sexe faible.

Considérées par une certaine génération comme étant le « sexe faible ». Heureusement que ma génération, celle des X ou Y (je suis née entre les 2..) ne connaissent pas tous cette expression… en fait, je crois que la majorité des hommes de ma génération, ne connaissent pas ou n’ont jamais entendu cette expression. Ce sexe faible a fait des jaloux dans le passé. Vraiment? En quoi des générations de femmes avant moi pour avoir le droit de se louer un appartement ou d’avoir un compte en banque  sans le consentement de leur mari donnent envie? Ces mêmes femmes qui ont milité pour être en droit d’élire les membres (que des hommes en passant) de leur gouvernement à elle aussi. C’est vrai que c’est une position enviable… On en est plus là, je l’admets. Les hommes d’aujourd’hui sont de leur temps et n’ont aucun problème (pour la majorité) à côtoyer des femmes, dans le cadre de leur travail par exemple. Est-ce qu’il faut pour autant laisser aller les choses comme si rien n’existait et que tout est réglé? Je ne pense pas que ce soit réglé. Je ne sais même pas si, de mon vivant, je vais voir ça.

Ma définition du féminisme.

Ce que je trouve triste c’est que beaucoup de filles aujourd’hui lèvent le nez sur le mouvement féminisme. Mais être féministe c’est quoi? Parce qu’il y a autant de versions que de féministe, je vous décris la mienne, ma version. Premièrement, je n’ai rien contre les hommes (comme la majorité des féministes). Je les aime, bon! ♥ Je suis pour l’égalité des sexes, à tous les niveaux. Que ce soit dans un couple ou au travail par exemple. J’aime quand c’est juste pour tout le monde.  Je reste logique aussi, si une femme veut devenir déménageuse et qu’elle n’a pas la force physique, je comprends que ce n’est peut-être pas la meilleure personne pour faire ça. Mais si elle a la force pour déplacer mon frigo? Pourquoi je ne ferais pas appel à elle? Aucune raison à mon avis. Un autre point auquel je tiens en tant que féministe. Une femme comme un homme doit, selon moi, être payée de manière équitable. Je ne comprends toujours pas comment il se fait que cette égalité ne soit toujours pas appliquée. L’égalité dont je parle c’est qu’à, expériences égales, salaires égaux. Rien de plus. Au Canada, pourquoi ça prend tout ce temps pour équilibrer les salaires? Une femme gagnerait 75% du salaire d’un homme alors qu’en 1976 c’était 46% du salaire. Autrement dit, 30% de plus (si ces chiffres sont exacts). Dit comme ça, ça parait bien, mais quand on regarde ça a pris quarante ans! Et  on n’a pas atteint l’équité encore. Il reste 25% à aller chercher. Donc si je fais un calcul vite fait, à ce rythme-là on devrait être atteindre l’équité dans 33 ans! Dans 33 ans j’aurai 70 ans!!!!!! Quoi????

Ne pas en être gênée. 

C’est pour ces raisons, entre autres, que je crois qu’il ne faut pas être gênée de dire qu’on est féministe. C’est vrai, je ne descends pas dans les rues pour clamer haut et fort mes droits, mais à ma façon je fais en sorte de faire réfléchir les gens autour de moi. Un petit pas pour certaines, mais ce sont mes pas à moi. Au pire du pire, vous pouvez ne pas le dire si vous êtes féministe et que vous avez peur d’être jugée (ce n’est qu’un mot après tout), mais agissez pour que les distances entre hommes et femmes diminuent au moins. Oui. Les hommes ont eux aussi leur bout de chemin à faire, mais comment on peut rallier les gens à notre cause en leur tapant sur la tête ou les dénigrant? Je ne crois pas que ce soit la meilleure des idées.

Après avoir lu mon texte, vous allez peut-être vous rendre compte, mesdames, que vous êtes féministe après tout…même vous, messieurs 😉

Mel

Vous avez aimé cet article? N’hésitez pas à le partager!!
 
photo: picjumbo.com

Pourquoi pleurer est dérangeant?

Même si ça fait partie de la vie, pleurer peut faire peur ou être dérangeant. C’est peut-être la patate chaude des émotions. C’est normal, personne n’est content de voir quelqu’un pleurer et personne ne se dit « Yé! Ce soir, soirée de braillage!  » Personne ne se dit ça.

Mais qu’est-ce que c’est, au juste pleurer? Comme dirait l’autre: « Là est la question! » En fait, pleurer ce n’est que la soupape d’une émotion refoulée et mélangée avec le côté physique de la chose. Ça permet de sortir l’émotion qu’on a de la difficulté à verbaliser. Certaines croyances vont même jusqu’à dire que c’est l’âme qui se purifie. J’aime bien croire à ça 🙂

Alors pourquoi le fait de pleurer dérange autant?

Parce que c’est perçu, par la société et la culture en général, comme une faiblesse. Et ça, personne ne veut être perçu comme un faible, un négatif et encore moins avoir des failles. Dans le film de Disney-Pixar, Inside Out ou Sens dessus dessous au Québec, on démontre très bien cette émotion. Tristesse est exclue et est perçue comme le boulet de Joie. Mais pour obtenir l’équilibre, on se rend bien compte qu’il nous faut les deux. On ne peut pas qu’être joyeux ou triste. L’humain est bien plus complexe que ça.

Je vois beaucoup de textes et de citations, depuis un certain temps, qui ne jurent que par le bonheur. Le bonheur, le bonheur coûte que coûte. Les titres du genre « 10 trucs infaillibles pour être heureux », « Exercices pour être heureux », « 8 astuces simples pour être toujours heureux », « Comment cultiver votre bonheur ».

Mais c’est quoi cette mode à toujours être heureux à tout prix! Et si je ne réussis pas vos 8 astuces infaillibles pour toujours être heureuse? Est-ce que ça fait de moi une ratée du bonheur? Bonjour la pression!

Je suis heureuse et ça m’arrive aussi de l’être moins, mais s’il vous plaît, laissez-moi réfléchir par moi-même à savoir si je suis heureuse!

Sans nécessairement pleurer devant tout le monde. Pourquoi, lorsque vous sentez l’émotion monter, ne pas vous retirer au calme? Je ne dis pas que de pleurer devant les gens est mal. Je dis simplement que parfois on a besoin de cette solitude pour se comprendre et comprendre ce qui nous arrive. Et avouez, quand même, que de pleurer un bon coup ça fait du bien. La frustration sort et après on peut passer à autre chose. C’est le retour au calme et à l’équilibre.

Il y a plein de raisons qui nous font pleurer, par tristesse évidemment, mais on oublie souvent qu’on peut pleurer de rire. Quoi de plus drôle que quelqu’un qui rit tellement qu’il en pleure?

Quoi qu’il en soit, pleurer par tristesse, par stress, de rire ou pour toutes les raisons que vous voulez, n’oubliez pas que c’est tout à fait normal et humain. Et aux dernières nouvelles, vous êtes humain! 😉

Mel 

 

Vous avez aimé cet article? N’hésitez pas à partager!

 

photo: Adobe Spark

Bébé ou pas de bébé?!?

Je me suis rendu compte, très tôt, que si tu es une fille et que si tu es le moindrement casée, les commentaires du genre: Avez-vous pensé aux bébés? C’est pour quand les bébés? Faudrait commencer à y penser. En veux-tu toi des enfants? J’ai hâte d’être grand-mère! Ça fait longtemps que j’ai pas catiné!!

Et maintenant, comme je suis à la mi-trentaine, on me laisse sous-entendre que le tic tac de mon horloge biologique commence à se faire entendre. Que si je souhaite en avoir, c’est maintenant ou jamais.

Ce à quoi je répondrais: Mais de quoi vous mêlez-vous!!  

C’est quoi cette pression que tout un chacun nous met sur les épaules?  J’ai aussi remarqué que cette pression, dans mon cas, vient généralement des autres femmes.

Quand Julie Bélanger a écrit son article, j’en ai entendu parler un peu partout. À la radio, les journaux et bien sûr sur les réseaux sociaux. Pourquoi? Et j’irais même jusqu’à demander, pourquoi le dire publiquement? Comprenez-moi bien, j’adore cette fille. J’aimerais même être son amie! 🙂 Mais ce que je veux dire, c’est pourquoi qu’encore aujourd’hui, où l’on voit une forme de féminisme prendre un nouvel essor on ressent encore cette pression?

Il faut absolument se justifier et dire que ce n’est pas parce qu’on n’aime pas les enfants! 

Il faut justifier le pourquoi, on n’aura pas d’enfant. Est-ce qu’on pose ces mêmes questions aux hommes? Non! Pourquoi? Est-ce qu’on traite les hommes qui ne veulent pas d’enfant, de carriériste ou encore d’égoïste? Alors pourquoi on le fait avec les femmes?

Alors, bébé ou pas de bébé? Qui sait! Je répondrai simplement: C’est mon choix! Ha oui, et celui de mon chum aussi!! 😉

Mel 

Vous aimez cet article? N’hésitez pas à partager!!

 

crédit photo: Adobe Spark

Prêt à tout pour atteindre vos buts?

À la poursuite du bonheur. Ce film que je regarde toujours avec le sourire, les yeux pleins d’eau, le coeur gros, le coeur grand, mais qui ne me laisse jamais indifférente.

Je ne sais pas pourquoi j’aime autant ce film. En fait, oui. Le courage d’un homme, Chris Gardner, qui décide qu’il veut le meilleur. Alors que tout le monde autour de lui ne cesse de le ralentir, lui dire que ce n’est pas possible, que c’est un rêveur, qu’il n’y arrivera jamais, etc.

Que fait-il? Il ignore. Pas sans peine, ni sans rage, il en arrive au point de tout perdre. Même lui s’interroge au sujet de cette quête, mais poursuit son but.

Les personnes conscientes ou non de leur différence face au moule préfabriqué de la société en affaires, ont trois choix à mon avis.

Le premier, elles se conforment à ce qu’on espère d’eux et malgré tout, sentent que quelque chose manque. Soit elles le réalisent, mais se laissent décourager par l’environnement extérieur, leur peur d’échouer, de manquer d’argent (souvent en tête de liste) et même la peur de réussir. Et la troisième option (celle que je préfère et que je ne réussit pas toujours) de faire comme cet homme et d’aller de l’avant et foncer peu importe où le chemin mènera. Tant que c’est le coeur qui pousse et motive.

Laquelle des 3 options vous choisissez?

Mel