Quand la santé mentale s’invite au travail

Que feriez-vous si demain matin, votre médecin vous diagnostiquait être en dépression? Comment le feriez-vous savoir à votre employeur? Auriez-vous peur de la réaction de vos collègues? Auriez-vous peur d’être remercié? Qu’on rit de vous? Qu’on vous ridiculise? Toutes ces questions font qu’en y pensant bien, il reste encore bien des tabous et des préjugés autour de la santé mentale.

Dans un milieu de travail toujours de plus en plus compétitif où les gens ont peur d’échouer, de perdre leur emploi pour toutes sortes de raisons, sociales ou économiques. Si en plus de ces craintes que bon nombre de salariés vivent on y ajoutait une dépression, de la bipolarité ou encore de l’anxiété? Vous imaginez ce cocktail d’effets sur une personne?

Je prends souvent en exemple quelqu’un qui se fait une foulure à la cheville. Est-ce que vous auriez honte ou peur de le dire aux gens que vous côtoyez au travail? Je ne pense pas. Pourquoi? À mon avis c’est parce que ça se voit. On voit une blessure? C’est assurément vrai! On croit ce que l’on voit. Ce qu’on ne voit pas, on l’ignore, on pense que c’est un mal imaginaire voire un manque d’attention.

Moi, en dépression? Non! C’est de l’épuisement professionnel.

La dépression, comme tout autre trouble de santé mentale n’est pas glamour. Quoi qu’il semble être plus glorifié de dire qu’on vit un burn-out ou un épuisement professionnel plutôt qu’une dépression…. On a l’impression que les gens ont tellement travaillé qu’ils méritent bien un épuisement après tout! Tout est question de perspectives…

Y faire face seul.

Quand quelqu’un vit une dépression, les types de commentaires qu’il entend le plus c’est : « Prend une semaine de vacances et après ça va aller mieux. » Ou encore : « Repose-toi en fin de semaine pour nous revenir en forme lundi. » Je pourrais en citer d’autres phrases comme celles-là, mais ça ne servirait à rien. De la même manière que ce genre de phrases, dans la vie réelle.

Dans la vie réelle, si on prend la dépression par exemple, ce qui compte c’est que notre entourage ne nous laisse pas tomber. Il arrive régulièrement que les gens sur qui l’on compte et qui comptent pour nous s’éloignent. Non pas, parce qu’ils ne nous aiment pas ou plus. Parce qu’ils ne savent pas quoi faire, souvent par manque d’informations. 

Se retrouver seul ou presque, face à la maladie demande un sacré courage. Juste à penser à trouver les ressources médicales qui peuvent nous aider demande une dose d’énergie impensable quand on a la tête et les pensées engourdies. De plus, les spécialistes en santé mentale comme un psychologue ou un psychiatre sont très souvent dispendieux et notre revenu est souvent diminué parce qu’on est en arrêt de travail. À mon avis, ces services devraient être essentiels et disponibles pour tous. D’avoir à se relever pour « guérir » j’utilise guérir entre guillemets parce que je pense qu’on ne fait que contrôler la maladie mentale et qu’on reste toujours à l’affût des premiers signes avant-coureurs. Par peur que ça revienne. Et, oui, ça arrive que ça revienne, il ne faut pas se le cacher. Reste que lorsque l’on a la chance d’être bien entouré et suivi, on met sa santé de notre côté, je crois.

Enfin, on en parle!

Avec la campagne, Bell cause pour la cause le 25 janvier prochain, on met la santé mentale en avant plan au moins une fois cette année. Qu’on soit pour ou contre ce mouvement et les intentions derrière, je ne suis pas là pour faire le procès de cette campagne, je suis là simplement pour remarquer que depuis quelques années on parle enfin de la santé mentale. C’est sur ce point positif que je m’accroche. J’ai remarqué aussi que le nombre de porte-paroles augmente d’année en année. Au début, en 2011, il n’y en avait que trois, Clara Hugues, Stefie Shock et Michel Mpambara. En 2017, on en compte maintenant cinq en plus de tous les ambassadeurs et partenaires.

Donc, aujourd’hui, qu’une entreprise comme Bell avec la visibilité qu’on lui connaît, prennent les moyens pour sensibiliser, parler et tente d’enlever les stigmates qui entourent la santé mentale, je lève mon chapeau!

Mel 

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Quand la différence au travail mène à l’exclusion

Bonne année 2017! Je vous souhaite qu’elle soit à votre image et différente. Qu’elle vous permette de vous faire confiance dans tout ce que vous entreprendrez. Et pour la communauté des différents, je nous souhaite de nous accepter tel que nous sommes, avec nos différences 😉

Plusieurs ont eu un long congé pendant la période des fêtes et c’est la tête remplie de résolutions et d’objectifs qu’on décide d’entreprendre l’année de notre vie. Jusqu’à ce qu’on se rappelle qu’il faudra retourner au boulot tôt ou tard. Avec toute la bonne volonté, les phrases positives ou les mantras qu’on se répète, reste que ça peut nous terrifier si on est dans la mire d’un collègue intimidateur.

ÊTRE DIFFÉRENT AU TRAVAIL OU RENTRER DANS LES RANGS?

Être différent au travail n’est pas toujours évident. Que ce soit par notre façon de faire, notre façon de raisonner et réagir face à une situation, par notre style vestimentaire ou même par notre zénitude (garder son calme devant une personne qui le gère mal, oui, ça peut faire des flammèches!!) Être différent dans la vie ça peut passer, mais l’être au travail, c’est autre chose. Quand on pense au conformisme du monde professionnel, on s’imagine mal être soi-même dans ce contexte. À l’école, on nous apprenait dès un très jeune âge à nous placer en rang, ne pas parler, ne pas déranger ses compagnons de classe, d’avoir des bonnes notes, de lever la main pour parler et attendre qu’on nous accorde le droit de poser notre question, etc. Et à l’âge adulte, ça nous suit jusqu’au bureau. Oui, il y a dans tout ça l’apprentissage de la notion de respect, mais qu’en est-il du respect de l’individualité?

LA DIFFÉRENCE A UN PRIX.

Elle a un prix? Oui. Parce qu’on n’est pas « comme les autres ». On détonne de la masse. Hé oui! Même par notre façon de désirer rester intègre et honnête à ce que nous sommes peut nous causer des ennuis. La manière la plus fréquente de payer de notre individualité est de se faire isoler du groupe. Il y a plusieurs façons d’être exclu et le milieu du travail use bien de son imagination pour le faire. Faire un dîner à l’extérieur du bureau et ne pas être invité. Se faire ignorer ou ridiculiser quand on prend la parole dans une réunion.

Souvent, des gens  m’ont raconté à quel point c’était difficile pour eux d’être inclus dans le groupe de travail. Parce qu’ils sont asociaux? Non. Simplement parce qu’ils dérangeaient en étant eux-mêmes. Parce que de jouer la « game » du bureau, ça ne leur tentait pas. Tout simplement. Mais c’est souvent ça qui fait qu’un jour, l’exclusion peut commencer.

 

LES RÉPERCUSSIONS DE L’ISOLEMENT.

Selon une étude de la Sauder School of Business de l’Université de la Colombie-Britannique, la productivité et le sentiment d’appartenance envers l’entreprise en sont grandement diminués. La santé physique et mentale est également touchée. Il est difficile de se couper de cette situation une fois rendue à la maison. L’intimidation ou l’exclusion ont des effets pervers et prennent une grande place dans notre tête. Comme me disait une amie: « Ce sont des locataires dans notre tête qui ne paient pas de loyer, il faut les mettre à la porte. » On essaie de virer la situation dans tous les sens en espérant que ça cesse. On tente de rester poli pour ne pas choquer cette personne qui nous a pris en grippe, mais malheureusement ça ne fonctionne pas ou pas très longtemps parce qu’elle finit toujours par trouver notre point faible. Tout ce qu’on fait et même quand on fait comme elle demande, ce n’est jamais correct. Jamais!

 

RESTER SOI-MÊME ET EN PARLER.

Ça ne sert à rien de faire semblant que tout est correct ou d’essayer de calmer le jeu seul. Il faut en parler et dénoncer. Un point c’est tout! Regardez, si à votre travail il existe des ressources, des gens qui sont neutres dans cette situation. Parce que selon moi, le but de travailler, c’est d’exploiter nos forces et nos talents, afin de faire grandir une entreprise en équipe et d’avoir un salaire en retour. Mais c’est surtout de rester nous-mêmes en faisant ce qu’on aime et réussir à s’épanouir professionnellement. Pas d’y laisser notre santé psychologique et physique.

Et vous, quelle est votre façon de réagir à ces situations?

Mel

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photo: picjumbo.com

Je suis féministe! Et après?

Tous les 6 décembre, un an s’ajoute, depuis les événements de la Polytechnique en 1989. Chaque année, nous nous disons que des crimes envers les femmes (parce qu’elles sont des femmes) ne devraient plus se produire. 27 ans plus tard ça existe encore. Comment expliquer ça? Je me le demande encore. Pourquoi sommes-nous punies? Parce que nous sommes des femmes? L’égalité des sexes n’est malheureusement pas encore atteinte.

Le sexe faible.

Considérées par une certaine génération comme étant le « sexe faible ». Heureusement que ma génération, celle des X ou Y (je suis née entre les 2..) ne connaissent pas tous cette expression… en fait, je crois que la majorité des hommes de ma génération, ne connaissent pas ou n’ont jamais entendu cette expression. Ce sexe faible a fait des jaloux dans le passé. Vraiment? En quoi des générations de femmes avant moi pour avoir le droit de se louer un appartement ou d’avoir un compte en banque  sans le consentement de leur mari donnent envie? Ces mêmes femmes qui ont milité pour être en droit d’élire les membres (que des hommes en passant) de leur gouvernement à elle aussi. C’est vrai que c’est une position enviable… On en est plus là, je l’admets. Les hommes d’aujourd’hui sont de leur temps et n’ont aucun problème (pour la majorité) à côtoyer des femmes, dans le cadre de leur travail par exemple. Est-ce qu’il faut pour autant laisser aller les choses comme si rien n’existait et que tout est réglé? Je ne pense pas que ce soit réglé. Je ne sais même pas si, de mon vivant, je vais voir ça.

Ma définition du féminisme.

Ce que je trouve triste c’est que beaucoup de filles aujourd’hui lèvent le nez sur le mouvement féminisme. Mais être féministe c’est quoi? Parce qu’il y a autant de versions que de féministe, je vous décris la mienne, ma version. Premièrement, je n’ai rien contre les hommes (comme la majorité des féministes). Je les aime, bon! ♥ Je suis pour l’égalité des sexes, à tous les niveaux. Que ce soit dans un couple ou au travail par exemple. J’aime quand c’est juste pour tout le monde.  Je reste logique aussi, si une femme veut devenir déménageuse et qu’elle n’a pas la force physique, je comprends que ce n’est peut-être pas la meilleure personne pour faire ça. Mais si elle a la force pour déplacer mon frigo? Pourquoi je ne ferais pas appel à elle? Aucune raison à mon avis. Un autre point auquel je tiens en tant que féministe. Une femme comme un homme doit, selon moi, être payée de manière équitable. Je ne comprends toujours pas comment il se fait que cette égalité ne soit toujours pas appliquée. L’égalité dont je parle c’est qu’à, expériences égales, salaires égaux. Rien de plus. Au Canada, pourquoi ça prend tout ce temps pour équilibrer les salaires? Une femme gagnerait 75% du salaire d’un homme alors qu’en 1976 c’était 46% du salaire. Autrement dit, 30% de plus (si ces chiffres sont exacts). Dit comme ça, ça parait bien, mais quand on regarde ça a pris quarante ans! Et  on n’a pas atteint l’équité encore. Il reste 25% à aller chercher. Donc si je fais un calcul vite fait, à ce rythme-là on devrait être atteindre l’équité dans 33 ans! Dans 33 ans j’aurai 70 ans!!!!!! Quoi????

Ne pas en être gênée. 

C’est pour ces raisons, entre autres, que je crois qu’il ne faut pas être gênée de dire qu’on est féministe. C’est vrai, je ne descends pas dans les rues pour clamer haut et fort mes droits, mais à ma façon je fais en sorte de faire réfléchir les gens autour de moi. Un petit pas pour certaines, mais ce sont mes pas à moi. Au pire du pire, vous pouvez ne pas le dire si vous êtes féministe et que vous avez peur d’être jugée (ce n’est qu’un mot après tout), mais agissez pour que les distances entre hommes et femmes diminuent au moins. Oui. Les hommes ont eux aussi leur bout de chemin à faire, mais comment on peut rallier les gens à notre cause en leur tapant sur la tête ou les dénigrant? Je ne crois pas que ce soit la meilleure des idées.

Après avoir lu mon texte, vous allez peut-être vous rendre compte, mesdames, que vous êtes féministe après tout…même vous, messieurs 😉

Mel

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Pourquoi pleurer est dérangeant?

Même si ça fait partie de la vie, pleurer peut faire peur ou être dérangeant. C’est peut-être la patate chaude des émotions. C’est normal, personne n’est content de voir quelqu’un pleurer et personne ne se dit « Yé! Ce soir, soirée de braillage!  » Personne ne se dit ça.

Mais qu’est-ce que c’est, au juste pleurer? Comme dirait l’autre: « Là est la question! » En fait, pleurer ce n’est que la soupape d’une émotion refoulée et mélangée avec le côté physique de la chose. Ça permet de sortir l’émotion qu’on a de la difficulté à verbaliser. Certaines croyances vont même jusqu’à dire que c’est l’âme qui se purifie. J’aime bien croire à ça 🙂

Alors pourquoi le fait de pleurer dérange autant?

Parce que c’est perçu, par la société et la culture en général, comme une faiblesse. Et ça, personne ne veut être perçu comme un faible, un négatif et encore moins avoir des failles. Dans le film de Disney-Pixar, Inside Out ou Sens dessus dessous au Québec, on démontre très bien cette émotion. Tristesse est exclue et est perçue comme le boulet de Joie. Mais pour obtenir l’équilibre, on se rend bien compte qu’il nous faut les deux. On ne peut pas qu’être joyeux ou triste. L’humain est bien plus complexe que ça.

Je vois beaucoup de textes et de citations, depuis un certain temps, qui ne jurent que par le bonheur. Le bonheur, le bonheur coûte que coûte. Les titres du genre « 10 trucs infaillibles pour être heureux », « Exercices pour être heureux », « 8 astuces simples pour être toujours heureux », « Comment cultiver votre bonheur ».

Mais c’est quoi cette mode à toujours être heureux à tout prix! Et si je ne réussis pas vos 8 astuces infaillibles pour toujours être heureuse? Est-ce que ça fait de moi une ratée du bonheur? Bonjour la pression!

Je suis heureuse et ça m’arrive aussi de l’être moins, mais s’il vous plaît, laissez-moi réfléchir par moi-même à savoir si je suis heureuse!

Sans nécessairement pleurer devant tout le monde. Pourquoi, lorsque vous sentez l’émotion monter, ne pas vous retirer au calme? Je ne dis pas que de pleurer devant les gens est mal. Je dis simplement que parfois on a besoin de cette solitude pour se comprendre et comprendre ce qui nous arrive. Et avouez, quand même, que de pleurer un bon coup ça fait du bien. La frustration sort et après on peut passer à autre chose. C’est le retour au calme et à l’équilibre.

Il y a plein de raisons qui nous font pleurer, par tristesse évidemment, mais on oublie souvent qu’on peut pleurer de rire. Quoi de plus drôle que quelqu’un qui rit tellement qu’il en pleure?

Quoi qu’il en soit, pleurer par tristesse, par stress, de rire ou pour toutes les raisons que vous voulez, n’oubliez pas que c’est tout à fait normal et humain. Et aux dernières nouvelles, vous êtes humain! 😉

Mel 

 

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Bébé ou pas de bébé?!?

Je me suis rendu compte, très tôt, que si tu es une fille et que si tu es le moindrement casée, les commentaires du genre: Avez-vous pensé aux bébés? C’est pour quand les bébés? Faudrait commencer à y penser. En veux-tu toi des enfants? J’ai hâte d’être grand-mère! Ça fait longtemps que j’ai pas catiné!!

Et maintenant, comme je suis à la mi-trentaine, on me laisse sous-entendre que le tic tac de mon horloge biologique commence à se faire entendre. Que si je souhaite en avoir, c’est maintenant ou jamais.

Ce à quoi je répondrais: Mais de quoi vous mêlez-vous!!  

C’est quoi cette pression que tout un chacun nous met sur les épaules?  J’ai aussi remarqué que cette pression, dans mon cas, vient généralement des autres femmes.

Quand Julie Bélanger a écrit son article, j’en ai entendu parler un peu partout. À la radio, les journaux et bien sûr sur les réseaux sociaux. Pourquoi? Et j’irais même jusqu’à demander, pourquoi le dire publiquement? Comprenez-moi bien, j’adore cette fille. J’aimerais même être son amie! 🙂 Mais ce que je veux dire, c’est pourquoi qu’encore aujourd’hui, où l’on voit une forme de féminisme prendre un nouvel essor on ressent encore cette pression?

Il faut absolument se justifier et dire que ce n’est pas parce qu’on n’aime pas les enfants! 

Il faut justifier le pourquoi, on n’aura pas d’enfant. Est-ce qu’on pose ces mêmes questions aux hommes? Non! Pourquoi? Est-ce qu’on traite les hommes qui ne veulent pas d’enfant, de carriériste ou encore d’égoïste? Alors pourquoi on le fait avec les femmes?

Alors, bébé ou pas de bébé? Qui sait! Je répondrai simplement: C’est mon choix! Ha oui, et celui de mon chum aussi!! 😉

Mel 

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crédit photo: Adobe Spark

Prêt à tout pour atteindre vos buts?

À la poursuite du bonheur. Ce film que je regarde toujours avec le sourire, les yeux pleins d’eau, le coeur gros, le coeur grand, mais qui ne me laisse jamais indifférente.

Je ne sais pas pourquoi j’aime autant ce film. En fait, oui. Le courage d’un homme, Chris Gardner, qui décide qu’il veut le meilleur. Alors que tout le monde autour de lui ne cesse de le ralentir, lui dire que ce n’est pas possible, que c’est un rêveur, qu’il n’y arrivera jamais, etc.

Que fait-il? Il ignore. Pas sans peine, ni sans rage, il en arrive au point de tout perdre. Même lui s’interroge au sujet de cette quête, mais poursuit son but.

Les personnes conscientes ou non de leur différence face au moule préfabriqué de la société en affaires, ont trois choix à mon avis.

Le premier, elles se conforment à ce qu’on espère d’eux et malgré tout, sentent que quelque chose manque. Soit elles le réalisent, mais se laissent décourager par l’environnement extérieur, leur peur d’échouer, de manquer d’argent (souvent en tête de liste) et même la peur de réussir. Et la troisième option (celle que je préfère et que je ne réussit pas toujours) de faire comme cet homme et d’aller de l’avant et foncer peu importe où le chemin mènera. Tant que c’est le coeur qui pousse et motive.

Laquelle des 3 options vous choisissez?

Mel 

 

Être sur son « X »

Quand j’ai commencé mon blogue sur les différences, beaucoup trouvaient que c’était une bonne idée et ça partait des discussions sur toutes les différences possibles. On me donnait même des idées de sujet, tellement que ça crée une sorte de blocage pour moi. Je me mettais de la pression (probablement pour rien) parce que je voulais bien faire les choses.

De fil en aiguille, je me suis fait proposer d’animer mon émission sur les différences, à la radio pour le reste de l’été (7 émissions). Quoi?! Moi?!? Ça n’a pas pris de temps que j’ai sauté sur l’occasion. Même si je n’avais pratiquement pas d’expérience en animation, en fait une seule émission d’une heure où je parlais entre les chansons.

J’ai toujours été du genre à être malade les jours d’exposés à l’école et là faut que je parle à je ne sais combien de personnes, qui ne me connaissent même pas! M’imposer en quelque sorte. Le défi était lancé.

Avant la première émission, j’étais hyper nerveuse (nausées, tremblements, etc.) je souhaitais que le temps s’arrête, juste parce que j’appréhendais l’heure H. Résultat? Ça s’est bien passé en général, à part quelques petits bogues techniques, mais ça on s’en sort pas dans une première émission. En gros, je repars chez moi fière de m’être dépassée et je réalise qu’il faut que j’y retourne pour 6 autres émissions encore!

Hé boboy! J’ai toujours pas d’invités et encore moins de sujet! La panique me prend. Je réalise que de paniquer ne me servira à rien. Je remonte mes manches et commence à écrire mes idées, des sujets qui me tiennent à coeur. Une fois le tout couché sur papier, il faut que j’appelle des gens pour les inviter. Je me dis que le pire qu’on puisse me dire, c’est non.

À ma grande surprise, tous les gens que je contacte acceptent de venir me parler en studio! Quoi? Pour vrai de vrai? Il faut dire que des « non » j’en ai eu beaucoup comme réponse dans le passé. Mais là, je fais quelque chose pour laquelle j’ai une passion, soit d’aider les gens. De parler des différences (bien sûr!), mais aussi de dénoncer les injustices, les préjugés, l’intimidation, le rejet, le jugement sans oublier l’exclusion.

C’est là que je me rappelle que chaque fois que j’ai fait quelque chose qui était à l’encontre de ce qui m’animait, je ramais beaucoup plus pour réussir un tantinet. Quand je réussissais plus grand, c’est parce que j’avais plus que ramé.

Est-ce que différents! va devenir grand? Je sais pas. Mais ce que je sais, c’est que je me sens sur mon X en mettant en valeur des gens extraordinaires qui font la différence dans la société.

Votre X à vous, vous y êtes? Que faites-vous pour y parvenir?

Mel 

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